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La rafle, un souvenir qui ne doit pas s’effacer |
Il est des moments où une simple avant première peut transformer ta vie de blogueur moyen en une mission pour un certain devoir de mémoire .
Ce fut le cas avec cette soirée organisée par Gaumont pour la présentation du film la Rafle.
J’avoue ne pas avoir attendu grand chose de film en y allant. Il semblait pour moi ressasser ce que nous avions déjà vu des dizaines de fois à la télévision et au cinéma les 40 dernières années.
Accompagné par mon frangin d’adoption, SaiBC, nous avons donc assisté à ce qu’il s’est passé pendant l’été 1942 à Paris.
En effet dans notre beau pays des droits de l’homme, le 16 juillet et 17 juillet 1942 , 13000 juifs ont été arrêtés chez eux, parqués dans le vélodrome d’hiver puis conduit au camp de Beaune-La-Rolande pour finir dans les flammes des fours crématoires à l’est de l’Europe. Une poignée en sont revenus …
C’est ce que nous raconte le metteur en scène, Roselyne Bosch, à travers les yeux de Jo, 11 ans, et des personnes l’entourant. Rose nous conte ainsi une partie de l’histoire que je ne connaissais pas bien mais qui mérite qu’on s’en souvienne.
La rafle est l’association de cinq ans de recherches minutieuses et d’une rencontre presque fortuite avec la dernière mémoire de cette époque : Jo Weismann.
Car les images que vous verrez sont les mots de Jo, ses souvenirs et probablement une partie de ses cauchemars.
Pourtant Rose, malgré son respect pointilleux de l’histoire, nous a masqué le pire. Elle nous a épargné les images terribles des nombreuses mères juives, leurs bébés dans les bras, préférant la suicide à l’arrestation, les gendarmes français violant les jeunes femmes pendant les diverses fouilles ou encore l’ignominie des conditions de détention dans le Vel d’Hiv.
Malgré cela, le film fait souffrir, il assène à chaque séquence des coups de poing dans l’estomac. Je me suis même surpris à avoir envie d’hurler par moment. Il nous met face à l’abjection qu’on pu représenter nos ancêtres . Puisque, pour mémoire, cette horreur a complètement été orchestrée par des français avec leurs têtes, le maréchal Pétain et le secrétaire national de la police René Bousquet. Ainsi ce sont nos grands parents ou de nos arrières grands parents qui ont participé à ces atrocités ou du moins qui les ont laissé faire. J’avoue que ca fait mal.
Quant aux acteurs, Gad Elmaleh en père fragile, Jean Reno en médecin courage et Mélanie Laurent en infirmière touchante, ils ont su porté ce film sans rentrer dans la facilité des bons sentiments et sans manquer de pudeur.
La projection finira dans le silence le plus total, les larmes roulant sur les joues de la plupart des blogueurs, qui atomisés par cette réalisation si poignante, auront du mal à retrouver la parole avant plusieurs minutes.
En résumé, cette œuvre cinématographique n’est pas un pamphlet anti-nazi, mais un rappel sur notre devoir de mémoire : « pour ne jamais oublier ce qui pourrait recommencer de nos jours« .
Pour finir cet article, je voulais remercier Pingoo et Clyne de m’avoir fait vivre ce moment et de m’avoir donné la chance d’écrire cet article. Chose rare, je voudrais également féliciter Gaumont et Roselyne Bosch d’avoir permis à un projet comme celui de voir le jour avant que les gens oublient.
En espérant que mes mots vous aient donné envie d’aller voir ce long métrage et que ce dernier ait vraiment l’écho qu’il mérite.
Sortie au cinéma le 10 Mars, réalisé par Rose Bosch, avec Mélanie Laurent, Gad Elmaleh, Jean Reno, Sylvie Testud, Isabelle Gelinas, Thierry Fremont.
Des bisous.
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[...] – une histoire odieusement vraie de Rose Bosch. (Viinz) – La Rafle, la mega BAFFE. (Telemoche) – La rafle, un souvenir qui ne doit pas s’effacer. (Telemoche) – La Rafle. (Anacoluthes et nigauderies) – La Rafle… … … (Garko) – [...]
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